Depuis combien d’années, élèves et étudiants n’ont pas suivi régulièrement les cours ?

Prenons depuis 2007, combien de promotions n’ont pas fini les mois de l’année académique?

– Soit pour des raisons politiques, sanitaires ou autres…

Le système éducatif guinéen est resté à la traîne depuis plus de 10ans, ceci se démontre par les échecs à tous les niveaux et le taux de chômage élevé (Ce qui est enseigné dans les écoles est en déphasage avec les besoins du marché). Les programmes enseignés sont ARCHAÏQUES et les méthodes utilisées date du précambrien.

QUE FAIRE FACE À CETTE SITUATION ?

1.Déclarer une année blanche

2.Mettre en place un système de réforme du système éducatif composé de tous les acteurs

3. Identifier les besoins en terme de développement selon les Objectifs Mondiaux, les Plans d’investissements nationaux, les plans locaux de développement, les programmes de développement socio-économiques…

4. Définir les objectifs et les priorités de réformes selon les besoins du marché de l’emploi

5. Mobiliser les ressources et les compétences pour développer les solutions pratiques qui répondront aux besoins

6. Tester les solutions avec un échantillon d’école et d’entités publiques/privées

7. Vulgariser les outils à travers le renforcement des capacités des encadreurs, le recrutement des spécialistes en gestion d’écoles intégrant les TIC et les Laboratoires,…

8. Mettre en place un organe de suivi-evaluation indépendante pour améliorer de façon continuelle les outils et les pratiques

9. Revaloriser les diplômes et les rendre compétitifs

SPECIFIQUEMENT, sur le programme d’enseignement on devrait plus développé la pédagogie active, les évaluations sur la maîtrise (compétences) et le savoir-être (comportement). Les sous-programmes doivent être orientés vers les débouchés. Reduire la durée du cycle primaire et secondaire sachant de nos jours on peut mieux apprendre et rapidement.

LES ENSEIGNANTS, la ressource essentielle dans la vulgarisation du programme d’enseignement, ils doivent bénéficier d’une évaluation de performance individuelle pour qu’un programme d’appui et d’amélioration des compétences soit développé. Les enseignants doivent être la vitrine du programme tant sur le savoir, le savoir-faire et le savoir-vivre.

L’accès aux UNIVERSITÉS devrait être très sélectif pas seulement basé sur les notes mais les compétences et le comportement du candidat ça pourrait nous préparer une élite dirigeante intègre. Des bourses pour les meilleurs. Chaque UNIVERSITÉ devrait être AUTONOME avec ses propres sources de revenus et un internat pour les étudiants.

LES DIPLÔMES, devraient être confectionnés par l’organe d’évaluation, conformément aux normes et les rendres plus sécurisés à travers une base de données nationales. D’où la nécessité d’enregistrer toutes les inscriptions depuis le primaire et assurer le suivi tout le long du parcours.

LES ACTEURS, seront de tous les niveaux, Ça pourrait être les Ministères de l’éducation, de l’enseignement Supérieur et du plan, les entités publiques et privées, les partenaires institutionnels et de développement,…

BEAUCOUP ME DIRONT QUE C’EST OPPORTUN MAIS NON RÉALISTE EN CETTE PERIODE, …. la réponse est qu’il y’a la possibilité de mettre en place une équipe ayant les compétences de travailler à distance mais aussi d’identifier et fournir les ressources à cette équipe. Cette équipe mettra en place un plan de travail étalé sur la période de l’année blanche. Certains étudiants et encadreurs pourront travailler en binôme pour des travaux d’enquêtes, d’études de cas…afin de mieux recueillir les informations qualitatives et quantitatives. Une plateforme de renseignement des données peut être mis à profit à distance.

Pour éviter que les efforts de l’équipe soient sabotés par des personnes de mauvaise volonté, mieux vaut rendre l’équipe INDÉPENDANTE ET AUTONOME. La sélection de l’équipe doit avoir un critère d’intégrité, d’honnêteté et de patriotisme.

Trois phases peuvent être développées :

– Phase 1 : Diagnostic stratégique

– Phase 2 : Choix stratégique

– Phase 3 : Déploiement stratégique

Le processus d’amélioration et de vulgarisation pourrait utiliser la méthode LEAN

– Tester

– Mesurer

– Pivoter ou persister.

Pour terminer, l’école Guinéenne doit s’adapter aux besoins du moment, aux réalités sociales, culturelles et économiques, avec de nouveaux outils, de nouvelles ressources et des compétences diverses; elle doit préparer une ressource humaine qualifiée et compétitive, intègre et au service de la nation. L’école ne servira pas qu’à garder les enfants mais à leur donner l’opportunité de construire leur futur, à gagner leur vie et aider leurs communautés.

Amadou Oury Barry

Formateur certifié IFC – LPI

Gestionnaire/Business Developer à Osez Innover

#BatirUneNation

#InvestirEnNous #CapitalHumain

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