Le nouveau coronavirus (COVID-19) poursuit ses ravages dans le monde entier. S’il est encore trop tôt pour appréhender pleinement les conséquences de cette pandémie sur les flux de capitaux et la dette, il est néanmoins évident que la crise aggravera inéluctablement la situation dans les pays les plus pauvres, faisant basculer entre 71 et 100 millions de personnes dans l’extrême pauvreté (sous le seuil international de pauvreté de 1,90 dollar par jour).

Soucieux d’atténuer l’impact de la pandémie, le Groupe de la Banque mondiale et le Fonds monétaire international se sont mobilisés pour apporter un soutien financier aux pays en développement. En réponse à leur appel conjoint à l’action, les ministres des finances du G20 ont annoncé pour les pays de l’IDA une suspension temporaire du service de la dette par les créanciers bilatéraux à compter du 1er mai dernier et jusqu’à la fin de l’année 2020. Cette décision est une mesure forte qui bénéficiera concrètement aux pauvres, en particulier dans les pays qui n’ont pas les moyens financiers de riposter à la crise du coronavirus  et qui permettra, parallèlement, d’éviter une crise des liquidités et des défauts de paiement.

Face à cette situation instable, nous avons besoin de quantifier précisément le niveau d’endettement. Depuis 1952, la Banque mondiale s’est dotée d’un système de notification de la dette (DRS), qui comprend des quantifications historiques, des méthodologies et des informations globales sur la dette. Pour soutenir les efforts envisagés, le Groupe de gestion des données sur le développement de la Banque mondiale a établi pour les pays éligibles à un allégement de dette au titre de l’Initiative de suspension du service de la dette un profil (a) détaillé de l’encours de la dette et des flux.

Ce profil répertorie les paiements mensuels et annuels attendus au titre du service de la dette en 2020 et en 2021 par les créanciers multilatéraux et bilatéraux susceptibles d’être suspendus pour atténuer le poids de l’endettement. Les échéances à honorer ont été calculées sur la base des conditions de prêts de chaque créancier individuel et des groupes de créanciers. Ces prévisions reposent sur l’encours de la dette à fin 2018 pour chaque instrument de dette (prêts notamment). Elles devraient permettre une validation et une réconciliation beaucoup plus fines des engagements des créanciers et des emprunteurs. Pour plus d’informations, consulter la note Debt Service Payments Projections:What do we measure.

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