L’Oakland Institute publie une note qui démystifie les arguments utilisés pour privatiser les terres dans le monde, tout en démontrant comment les systèmes fonciers coutumiers sont essentiels pour protéger les moyens de subsistance et assurer un développement durable. Des contre-arguments qui font valoir que la privatisation des terres ne concerne pas le développement humain mais plutôt l’accroissement des bénéfices des banques, des entreprises et des investisseurs.

La majorité des terres de la planète sont gérées par des communautés dans le cadre de systèmes coutumiers. Qu’il s’agisse de terres du domaine public ou de terres coutumières, des milliards de personnes dépendent des terres agricoles, des pâturages, des forêts ou des savanes gérés par la communauté pour leur subsistance. Mais cette gestion collective
des ressources est considérée dans le modèle capitaliste comme un obstacle à la création de richesse individuelle et à la poursuite de l’accumulation de profit par des intérêts privés. Les gouvernements sont donc encouragés à adopter la notion de propriété privée des terres qui est dominante dans les sociétés occidentales.

Assurant vouloir attirer les investissements afin de stimuler le développement, les gouvernements cherchent alors à privatiser les terres en démantelant les régimes fonciers coutumiers et collectifs. Que ce soit à travers des efforts de titrisation privée ou en rendant les terres coutumières disponibles pour des investissements privés ou des projets de « développement », cette marchandisation des terres menace le futur de milliards de personnes et de la planète.

En plus d’être la base des moyens de subsistance et des économies rurales, les systèmes fonciers coutumiers constituent des systèmes sociaux
et des codes juridiques essentiels qui régissent la vie et les relations sociales de nombreuses communautés à travers le monde. Cette brochure montre clairement que les efforts de privatisation des terres ne concernent pas le développement humain mais bien l’accroissement des bénéfices des banques, des entreprises et des investisseurs.

Lire la note (4 p. ; 1,3 Mo) :

https://bit.ly/3s0Tn1y

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