A l’occasion de la 34ème session du COFI 2021, l’Ambassadrice et Représentante permanente de la République du Kenya, la présidente du groupe régional Afrique à Rome s’est exprimée sur la situation de la pêche et de l’aquaculture sur le continent. Le 1er février 2021, Madame Jackline YONGA a salué la publication du Rapport SOFIA 2020, indiquant que l’Afrique est « consciente » des tendances principales relatives à la pêche et à l’aquaculture.

Elle a félicité la FAO sur les progrès réalisés, les tendances observées des nouveaux enjeux et des interventions novatrices en matière d’amélioration dans le cadre de la pêche et de l’aquaculture en Afrique. La kényane a aussi apprécié le rôle de la FAO qui a rassemblé les informations sur l’état de la ressource aquatique d’Afrique et communiqué les données sur la situation mondiale des pêches et de l’aquaculture.

Par ailleurs, prenant note du contexte qui change dans le cadre de l’économie mondiale et des difficultés et possibilités auxquelles les pays africains sont confrontés pour développer leurs ressources dans le domaine de la pêche et de l’aquaculture, Mme Yonga a déclaré : « Nous notons avec préoccupations la tendance mondiale à la baisse de la proportion des stocks des poissons de capture qui se situe à un niveau biologiquement durable. L’indicateur est passé de 90% de stocks en 1974 à 65,8% en 2017 ».

Elle a dit que les pays africains sont également préoccupés par la tendance manifeste à la hausse des pourcentages des stocks exploités à des niveaux biologiquement non durables. « En la matière, l’indicateur est passé de 10% en 1974 à 34,2% en 2017 », a précisé Mme Yonga.

En outre, par rapport à l’approvisionnement du poisson comme source d’alimentation, le groupe régional note qu’il devait augmenter dans toutes les régions alors que la consommation par habitant en Afrique devait baisser. « Ce qui suscite des inquiétudes en termes de sécurité alimentaire », souligne-t-elle.

La petite pêche, vitale pour la croissance économique et sociale à niveau mondial

Soulignant l’importance du secteur dans la vie des populations, l’Ambassadrice de l’Indonésie à Rome croit qu’il est essentiel de transformer le secteur de la pêche pour créer davantage de possibilités et de tout faire pour que les mesures soient en phase avec les besoins de prospérité de de la population tout en garantissant un environnement océanique sain.

Mme Nona Gae Luna affirme que le secteur de la petite pêche joue un rôle majeur pour soutenir la croissance économique et sociale, plus particulièrement au sein des communautés côtières. Par conséquent, a-t-elle fait savoir, il est vital de fournir l’assistance nécessaire aux petits pêcheurs afin qu’ils puissent travailler de façon durable. « Les petits pêcheurs sont confrontés à de nombreuses difficultés pour commercialiser leurs produits en raison d’accès aux marchés et d’obstacles techniques au commerce. L’Indonésie souligne qu’il est essentiel de garantir le commerce dans le secteur de la pêche en tant que mécanisme gagnant-gagnant et non pas sous forme d’un jeu à somme nulle », a déclaré Luna.

L’Ambassadrice invite la FAO à aider les pays en développement et aux exploitants de la pêche à petite échelle afin de développer le secteur de l’aquaculture. Mme Luna a recommandé les marchés internationaux d’accorder suffisamment d’espace aux produits souples issus de la petite pêche.

Etant donné les difficultés croissantes liées à la pandémie du COVID-19, dans le secteur de la pêche, Mme Luna pense qu’il est nécessaire de partager les meilleures pratiques et de mettre en œuvre des solutions novatrices constituant une percée.

Mamadou Aliou Diallo

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