La 34e session du Comité des pêches de la FAO (COFI 34) a eu lieu du 1 au 5 février 2021 en mode virtuel, compte tenue de la pandémie de COVID-19. Créé en 1965, lors de la treizième session de la conférence de la FAO, le COFI est un organe subsidiaire du Conseil de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation (FAO) qui s’occupe des questions spécifiques relatives à la pêche et à l’aquaculture.

A l’ouverture de la 34e session du Comité des pêches de la FAO (COFI), le Directeur général de la FAO a déclaré que la pêche et l’aquaculture sont d’une importance cruciale pour la sécurité alimentaire mondiale. M. QU Dongyu a noté que la pandémie de COVID-19 a affecté le secteur de la pêche et de l’aquaculture en raison de l’évolution des demandes des consommateurs, de l’accès au marché et des problèmes logistiques liés aux transports et aux restrictions aux frontières. Il a également souligné que la pêche et l’aquaculture sont essentielles pour que l’économie mondiale se reconstruise mieux après la crise du COVID-19.

« Le secteur de la pêche et de l’aquaculture a une contribution cruciale à apporter dans les quatre meilleurs : une meilleure production, une meilleure nutrition, un meilleur environnement et une vie meilleure. Le potentiel d’une aquaculture moderne pour développer et nourrir le monde est extraordinaire », a précisé M. Qu. Selon la FAO, 10 pour cent de la population mondiale dépend du secteur de la pêche et de l’aquaculture pour ses moyens de subsistance, principalement des petits producteurs qui ont besoin de soutien.

Le Directeur général a invité les membres de la FAO à profiter du COFI 34 pour discuter de la manière dont la production, la transformation, le commerce et la consommation d’aliments aquatiques peuvent être transformés dans le cadre d’une transformation plus large des systèmes agroalimentaires, les rendant plus durables, résilients et inclusifs.

« Nous savons que la terre à elle seule ne nous nourrira pas avec une quantité abondante et une diversité alimentaire – nous avons besoin de la Transformation Bleue pour garantir la production Blue Food [aliments bleus] », a-t-il ajouté, soulignant l’importance de moderniser la culture traditionnelle des pêcheurs avec des approches innovantes et des technologies numériques.

Le Directeur de la FAO a affirmé : « Combiner la pêche avec le tourisme et les activités éducatives est un moyen de maintenir le patrimoine culturel vivant et de créer de nouvelles valeurs et de nouvelles opportunités d’emploi ».

Il a enfin souligné l’importance du poisson dans l’alimentation, en particulier pour les femmes enceintes, les enfants et dans la lutte contre toutes les formes de malnutrition. « le poisson devrait être promu dans les stratégies alimentaires et nutritionnelles à travers le monde », a recommandé M. QU.

25è anniversaire du Code de conduite de la FAO

Le Code de conduite de la FAO pour une pêche responsable a eu 25 ans l’année dernière. Il a été adopté par la Conférence de la FAO en 1995, un instrument historique qui a guidé les efforts vers des pêches et une aquaculture durables dans le monde.

L’anniversaire du Code arrive à un moment difficile car la pollution, le changement climatique, la perte de biodiversité, les pratiques non réglementées et la concurrence accrue pour l’utilisation des zones marines et côtières menacent les écosystèmes aquatiques et leurs ressources. La FAO révèle que 34,2 pour cent de tous les stocks de poissons marins sont pêchés au-delà des limites biologiques durables, soit une multiplication par trois depuis le début de la surveillance en 1974.

Le Rapport SOFIA 2020, un rapport biannuel de la FAO concernant la situation mondiale des pêches et de l’aquaculture estime que la production totale de poisson devrait augmenter à 204 millions de tonnes en 2030, en hausse de 15 pour cent par rapport à 2018, la part de l’aquaculture augmentant par rapport à ses 46 pour cent actuels. L’aquaculture est le secteur de la production alimentaire qui connaît la croissance la plus rapide au monde depuis 50 ans, avec une croissance moyenne de 5,3 pour cent par an depuis le début du siècle.

Mamadou Aliou Diallo

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